Il faut le dire aux abeilles

couverture abeilles« Quand un apiculteur meurt, il faut le dire aux abeilles ». C’est ainsi que débute l’album, déroutant. Ce faisant, il met des mots sur une réalité qu’il désigne sans ambages, le deuil, la mort. Où donc est la métaphore? Où est l’implicite, l’imaginaire qui permet d’opérer le détour nécessaire à une mise à distance, à une appropriation sans heurt du sujet par le lecteur ? Le tour de force est ici précisément que les mots désignent tandis que les photographies évoquent l’absence. Une absence symbolisée par un ciel empli de nuages,nuages

les vêtements abandonnés, une absence racontée autrement, délicatement par la photographie de champs de fleurs.

champ de fleursLes sentiments qu’elle engendre, ensuite, sont proposés avec finesse et poésie. C’est en cela que l’écart se fait et que la métaphore opère, entre la réalité des mots et celle que laissent imaginer les photographies. Une mise en forme singulière, poétique d’une réalité, où chacun prend ce qui lui convient et accède à la part de non-dit de l’histoire, à sa propre intimité, peut-être.

Il faut le dire aux abeilles, Sylvie Neeman – Nicolette Humbert. La joie de lire, 2011.

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2 Commentaires (+ vous participez ?)

  1. Rudent
    Mar 11, 2015 @ 08:32:53

    Oui, il faut tout dire , et surtout , surtout bien dire !

    J'aime

    Réponse

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